D'après un sondage mondial, les jeunes estiment que le harcèlement sexuel à l'école constitue une problématique majeure pour les filles.

25 Novembre 2016
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(LONDRES, ROYAUME-UNI)

PLUS de deux tiers des jeunes interrogés affirment que la peur du harcèlement sexuel à l'école représente un problème important pour les filles et jeunes femmes, alors que plus de la moitié des participants déclarent que cette peur les empêche d'étudier et de prendre part à des activités extra-scolaires, explique l'Association mondiale des guides et des éclaireuses (AMGE).

Pour lancer la campagne "16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre", plus de 2000 personne provenant de 60 pays différents, beaucoup âgés seulement de 14 ans, ont partagé via U-Report leur avis sur le harcèlement sexuel dans les écoles locales, les hautes écoles et les universités. 

Le sondage met en exergue l'étendue du problème du harcèlement sexuel dans les écoles. Il révèle que les filles risquent non seulement de souffrir de discrimination due à leur genre, mais également due à la peur de la violence, et ce peu importe leur origine culturelle.


Chamathya leads a Stop the Violence Workshop in Sri Lanka AMGE


Selon ce sondage, la violence et le harcèlement ont un impact majeur sur les capacités d'une fille à s'adonner à ses loisirs : une fille sur deux explique que la peur du harcèlement sexuel l’empêche d'étudier et de prendre part à des activités extra-scolaires. Plus de 45% des interrogés révèlent que les principaux auteurs de violence sont les autres élèves, alors que plus d'un quart des jeunes pensent que les professeurs sont responsables de harcèlement sexuel dans les écoles.

Une partie des jeunes qui ont pris la parole en tant que "U-Reporters" étaient des Guides et des Éclaireuses venant du monde entier. Beaucoup d'entre elles sont engagées à mettre un terme à la violence au sein de leur communauté. Les garçons et les hommes se sont également fait entendre, ajoutant du poids à ce sondage composé de 1400 messages expliquant les actions mises en place afin de défier le harcèlement sexuel. 

"Mes amis avaient pour habitude de rire du fait qu’un garçon me suivait partout. Il me faisait des gestes obscènes depuis l'autre côté de la classe et il me répétait qu'il voulait avoir des rapports sexuels avec moi. Je lui ai demandé d'arrêter un nombre de fois incalculable, mais il ne l'a jamais fait et les autres rigolaient et disaient qu'il m'aimait bien, c'était tout." Les professeurs n'ont rien fait non plus - "il t'aime bien, c'est tout. Tu devrais être flattée." Ca a continué pendant des mois et je pensais qu'il fallait que je l'accepte. J'ai commencé à me dire que ça devait être moi, que j'étais trop sensible et que je devrais juste me taire et m'y faire", explique une guide basée au Royaume-Uni.

"Une fille a été encouragée à prendre une photo d'elle nue et à la montrer à un garçon de la classe", poursuit-elle. "Il l'a envoyé à tout le monde et tout le monde l'a traité de "pute". Le plus inquiétant est que je sais que rien n'a changé. Ma petite soeur qui a 13 ans m'a raconté récemment une histoire similaire qui s'était passé dans sa classe."


112016_Barbados_Brownie displays Stop the Violence placard AMGE


Selon une autre guide âgée de 21 et U-Reporter basée au Royaume-Uni:

"Les filles ont souvent l'impression qu'elles ne peuvent pas étudier les maths ou les sciences parce qu'elles sont considérées comme sujets par les garçons. Nous vivons dans la crainte d'être agressées sexuellement, même lorsque nous sommes à l'école."

Par le biais de clubs anti-violence, de sessions pédagogiques, impliquant les garçons et les hommes et travaillant avec les gouvernements locaux, AMGE travaille dur pour assurer que les filles puissent s'exprimer face à la violence et qu'elles puissent vivre sans crainte du harcèlement. Ce travail fait partie de la campagne mondiale Stop à la violence: Prendre la parole pour les droits des filles.  

Nicola Grinstead, Président du Conseil mondial de l' Association mondiale des guides et des éclaireuses, déclare:

"Les filles et les jeunes femmes du monde entier nous soutiennent qu'elles font face à de la violence et du harcèlement quotidiennement à l'école, au collège et à l'université. La gravité de la situation est sans équivoque. Lorsque les filles ont la possibilité d'aller à l'école, la peur de la violence empêche nombre d'entre elles d'atteindre leur plein potentiel."

Anita Tiessen, Directrice générale de l'Association Mondiale des Guides et des Éclaireuses, affirme:

"Le fait que les filles et jeunes femmes se sentent en insécurité à l'école, un endroit traditionnellement sûr, est une source importante d'inquiétude. AMGE travaille dans beaucoup de pays du monde afin de vaincre la violence et d'encourager les filles et jeunes femmes à s'exprimer sur le sujet. U-Report n'est qu'une façon parmis d'autres de les y encourager."
Boys in Rwanda speak out at an anti-violence club AMGE

Au Rwanda, des filles et des garçons ont formé un club anti-violence à l'école.  Les jeunes gens discutent des façons de faire évoluer leur communauté, par exemple en abordant le sujet avec leur père et leurs frères ou en leur apprenant pourquoi la violence n'est pas correcte.

En Italie, les guides et les éclaireuses impliquent les garçons dans leurs sessions pédagogiques et leur expliquent ce qu'est la violence et comment y faire face.

Au Sri Lanka, les guides mettent en place des coalitions. Elles travaillent avec une série d'organisations partenaires, y compris le gouvernement local, afin d'amplifier leur voix et de s'assurer que toute la population comprend pourquoi la violence envers les filles et les femmes doit être arrêtée.

Pour voir l'ensemble des résultats, consultez: https://ureport.in/poll/1625/. Pour en savoir plus sur la campagne AMGE "Stop à la violence" ou pour rejoindre le mouvement, veuillez consulter la page www.wagggs.org.


Du 25 novembre au 16 décembre, AMGE partagera le #16 ways in # 16 Days, 16 façons pour les jeunes de combattre la violence basée sur le genre à travers le monde, liées aux 16 jours d'activisme. Pour des études de cas, des photographies ou des interviews, veuillez contacter:

Angela Singh, Responsable de la communication, Media
Association mondiale des guides et des éclaireuses
Numéro de téléphone: +44 (0)20 7433 6460
E-mail: Angela.Singh@wagggs.org

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