Nous sommes plus que 10 millions de membres !

Yuuka, des Éclaireuses du Japon, revient sur son expérience en tant que représentante de l'AMGE à la Conférence des Nations unies sur l'Éducation pour une citoyenneté mondiale. Elle nous interpelle tous : "À qui appartient la responsabilité de faire une vraie différence dans votre communauté aujourd'hui ?".

Comme de nombreuses autres filles dans le monde qui sont jeunes, J'ai commencé à avoir des doutes sur les messages que j'entendais autour de moi comme : "Les filles devraient être comme ceci…" ou "Sois un homme et arrête de pleurer". Or, tandis que je m'étonnais de ces paroles, je sentais que je ne pouvais pas les remettre en question. Je ne savais pas alors que j'avais des droits et que j'avais une voix pour prendre la parole.

Yuuka, Japan, Voices against Violence trainerLe programme Voix contre la violence m'a permis de mettre des mots sur mon trouble. Le programme m'a montré que ces commentaires relatifs au genre jouaient un grand rôle dans la contribution à la violence sexiste et qu'ils étaient à la racine de la problématique. Désormais je connais mes droits et je sais que j'ai ma voix pour prendre la parole au nom des filles et des jeunes femmes.

Du 30 mai au 1er juin, en Corée du Sud, le Département de l'information (DPI) des Nations Unies a tenu sa 66ème Conférence DPI/ONG, en partenariat avec la communauté des Organisations non gouvernementales (ONG). Le thème de la conférence était : "L'éducation pour une citoyenneté mondiale : réaliser ensemble les objectifs de développement durable". L'AMGE était invitée à partager ses bonnes pratiques, en particulier dans le contexte du programme Voix contre la violence et de la réalisation de l'objectif 5 sur l'égalité homme-femme. Mettant en œuvre le programme à l'échelle nationale, j'ai été honorée d'assister à cette conférence et de parler de mon expérience.

La conférence a été une formidable opportunité pour moi de prendre la parole pour les droits des filles et des jeunes femmes, de sensibiliser aux inégalités entre les sexes et de promouvoir le pouvoir de l'éducation non formelle. Au cours de la conférence, j'ai pu constater la notoriété de la voix de l'AMGE et le rôle important qu'elle joue en étant écoutée par d'autres parties prenantes. J'ai aussi clairement vu pourquoi il est nécessaire de dispenser le programme Voix contre la violence, afin de réaliser les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD). Tandis que j'interagissais avec des représentantes des jeunes de différentes organisations, je m'identifiais à une citoyenne mondiale dotée d'un pouvoir d'agir conféré par le scoutisme féminin. En prenant la parole, les guides et les éclaireuses prouvent que les filles et les jeunes femmes ne sont pas seulement des victimes ou des victimes potentielles de la violence, mais véritablement des actrices du changement.

Yuuka, Japan at DPI/NGO conferenceTout au long de la conférence et en particulier après avoir fait entendre ma voix et prononcé mes deux discours, l'un au Caucus de la jeunesse aux côtés d'‎Ediola Pashollari, Secrétaire générale de l'Assemblée mondiale de la jeunesse et l'autre à l'occasion de la session de clôture officielle, de nombreuses jeunes femmes sont venues vers moi pour me parler de leur expérience des inégalités entre les sexes dans leur culture. De jeunes hommes avaient aussi des points de vue à partager sur le sujet. Tous étaient préoccupés par les inégalités entre les sexes et s'exprimaient avec autant de passion que moi et tous reconnaissaient la nécessité d'une éducation de qualité pour s'attaquer au problème. 

Cela m'a montré à titre personnel que les guides et les éclaireuses ne travaillent pas isolément pour éradiquer la violence et réaliser l'égalité entre les sexes. Chaque conversation me révélait que nous avons le soutien de bon nombre de personnes, dans une grande diversité de communautés, lorsque nous nous appuyons sur le programme Voix contre la violence pour transformer des vies. Nous sommes plus que 10 millions de membres !

Une déclaration m'a beaucoup marquée, celle d'Ahmad Alhendawi, émissaire de la jeunesse aux Nations unies : "Nous avons 17 objectifs à atteindre en 15 ans, nous n'avons pas de temps à perdre !". 

Si nous, les guides et les éclaireuses, nous voulons que notre vision du monde devienne une réalité, à savoir que les filles et les jeunes femmes puissent pleinement réaliser leur potentiel et qu'elles soient sur un pied d'égalité avec les garçons et les hommes en tant que citoyens du monde, il nous faudra utiliser ces 15 années intelligemment. Alors je vous pose la question : "À qui appartient la responsabilité de faire une vraie différence dans votre communauté aujourd'hui ?". Cette expérience m'a enseigné, d'une voix forte et claire, qu'elle appartient à vous et moi, parce que nous sommes guides et éclaireuses et que nous avons la responsabilité de faire une vraie différence, en tant que citoyennes du monde.

 

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