“Les filles obtiennent de petites libertés en Inde, mais il reste encore du chemin à faire”.

Harini, guide âgée de 18 ans, vit dans le sud de l’Inde. Tout au long de sa vie, elle a été confrontée à la discrimination. En tant que porte-parole dans le cadre de la campagne Stop à la Violence de l’Association mondiale des Guides et des Eclaireuses, elle travaille avec des jeunes pour lutter contre les discriminations et s’exprimer contre la violence…

HariniLes jeunes doivent s’élever et faire connaître leurs points de vue. C’est seulement ainsi que nous pouvons changer et remettre en question nos communautés. En tant que leader guide en Inde, je me bats contre la discrimination et je défends les droits des filles de toutes les manières possibles.

Parler

J’ai trouvé ma voix après avoir participé à une formation sur Voix contre la violence. C’est un programme d’éducation non formelle créé par l’Association mondiale des Guides et des Eclaireuses et ONU Femmes qui vise à prévenir la violence à l’encontre des femmes et des filles.

Pendant la formation, j’ai appris comment les jeunes peuvent défendre leurs droits et s’exprimer contre la violence.

Je me rappelle très bien avoir discuté de qui doit s’acquitter de certains rôles dans la famille et j’ai déclaré que l’on devrait donner également aux femmes l’occasion d’être chefs de famille.

A peine avais-je énoncé mon opinion que l’on m’a interrompu en me disant que j’avais tort. On m’a répondu que seuls les hommes doivent être chefs de famille. J’ai expliqué que je n’appartiens pas à un homme et que les femmes doivent pouvoir diriger leur foyer et gérer les finances. Bien que ce fût un moment stressant, j’étais fière de défendre mes convictions et de souligner l’importance des droits des femmes.


Harini Daniel Quinn-Graham/WAGGGS


Petites étapes

Les femmes en Inde continuent de faire face à de nombreux obstacles et bien que des mesures soient prises, le chemin à parcourir est encore long ! Par exemple, je voulais faire des études d’architecture à l’université, mais mes parents s’y sont opposés. Ils ont dit qu’il serait plus facile pour une fille de trouver un travail avec un diplôme en mathématiques.

Bien que les filles acquièrent de petites libertés, la pression est encore forte pour nous persuader de suivre certaines carrières et d’étudier certains sujets. Le programme Stop à la violence m’a donné le courage de m’exprimer et de rester forte. Il m’a permis d’en apprendre plus sur mes droits et sur l’importance de l’égalité entre les sexes et je veux continuer à transmettre le message dans ma vie quotidienne.

Dernièrement, j’ai participé au Jamboree national en Inde, où j’ai animé des formations sur le programme Stop à la violence. Au début, mes parents ne voulaient pas que j’y aille, mais j’ai insisté. Avec le soutien de mes consœurs guides et éclaireuses, j’ai acquis de la confiance pour défendre mes droits et mes rêves – et j’ai même réussi à convaincre mes parents de me laisser participer à cet événement !"

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