Au-delà de mon quotidien

Esther Ellie Amaky du Ghana, déléguée à la COP17, décrit  comment sa participation à la COP17 l’a entraînée hors du terrain familier et lui a appris à développer l’esprit d’équipe, à découvrir la diversité et à s’exprimer.

Esther

Etre membre de la délégation de jeunes femmes qui représentait l’AMGE à la COP17 a énormément compté pour moi, et cela reste encore un grand privilège. Me rendre en Afrique du Sud est un rêve que je nourrissais depuis mon enfance et ma famille peut en témoigner.

J’étais loin de me douter que je trouverais là-bas un tel sentiment de “fraternité féminine ”. "Un autre chez-soi", voilà comment je peux le définir. Je m’appelle Esther Ellie Amakyi, j’ai 23 ans et suis originaire du Ghana, Afrique de l’Ouest, et membre de l’Association des Guides du Ghana. Rencontrer 16 jeunes femmes formidables venant des quatre coins du monde fut tout simplement un privilège. J’ai développé une relation étroite avec mes nouvelles amies comme si nous nous connaissions depuis des années. Appartenir à l’AMGE au travers de mon Organisation membre (Association des Guides du Ghana) m’a permis de devenir la jeune femme que je suis aujourd’hui. 

Un travail d’équipe

Travailler en tant qu’équipe a été l’une des meilleures idées que nous ayons eues. Pendant la première semaine, les autres filles et moi-même avons planifié la réalisation du logo de la COP17 sur le mur du Centre Fairfell des guides à Durban. Ceci dans le but de rappeler notre présence ici aux personnes qui, un jour, visiterons le centre. 

Nous avons aménagé notre propre jardin écologique permanent (permaculture), échangé des idées et été là pour nous aider mutuellement tout au long de la COY (Conférence de la jeunesse) et de la COP. C’est avec joie que j’ai parlé de mon expérience dans mon pays à mes nouvelles amies et aux autres personnes que j’ai côtoyées pendant la COP.

Esther

Participer aux événements parallèles et me retrouver dans les médias et au sein des équipes de travail fut vraiment une opportunité incroyable, sans parler de mon rôle dans le cadre de l’action que j’ai dirigée. Ma participation à la tête de notre groupe pour la réalisation de notre action et la Journée de la jeunesse et des générations futures (YoFuGe) figurent parmi les moments forts et merveilleux que je retiendrais. Cette action fut plus tard réalisée en plénière à la demande de la présidente du SBI.

A l’issue de ma visite en Afrique du Sud, j’ai beaucoup appris, et en particulier quand je suis sortie de mon quotidien pour m’adapter à l’environnement et la diversité.  Après avoir côtoyé d’autres cultures, assisté à des conférences sur le plaidoyer, observé et appris tant de choses sur les différents pays, je suis heureuse d’avoir fait partie de la délégation 2011 et participé à la COP17.

De retour chez moi, cette expérience stimulante va m’encourager à faire entendre davantage ma voix et à m’exprimer plus fort et plus haut avec mes consœurs dans mon pays. J’ai acquis suffisamment de connaissances pour les transmettre aux Jeannettes, guides, guides aînées et jeunes responsables.

Au nom de mes consœurs, je peux dire : “Girls worldwide say: luttons pour la justice du climat maintenant."