Prix de la citoyenneté mondiale
À ce jour, ce prix a été remis à dix dirigeants mondiaux:
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Graça Machel
Graça Machel a reçu la médaille de la citoyenneté mondiale de l’AMGE à l’occasion de la 33ème Conférence mondiale en Afrique du Sud, le 7 juillet dernier.
Ancienne ministre de l’Éducation du gouvernement du Mozambique, Mme Machel est une défenseure des droits de la femme et de l’enfant de renommée internationale qui milite depuis de nombreuses décennies dans le domaine politique et social. Elle est présidente de la Fondation pour le développement communautaire (FDC), organisation mozambicaine sans but lucratif qu’elle a fondée en 1994.
Parmi les nombreux prix décernés à Graça Machel figurent le Prix Afrique du Leadership pour un terme durable à la faim du Projet contre la Faim en 1992 et la médaille Nansen en reconnaissance de sa contribution au bien-être des enfants réfugiés en 1995. Inter Press Service lui a remis l’International Achievement Award pour son oeuvre internationale au nom des enfants, Africare la Distinguished Humanitarian Service tandis que le Conseil de l’Europe lui a attribué le prix Nord-Sud.
Graça Machel a été administratrice de nombreuses organisations internationales, notamment la Fondation des Nations unies, le Forum of African Women Educationalists, le Forum africain du leadership et l’International Crisis Group.
Dans le cadre de ses engagements actuels, Graça Machel préside le Conseil d’administration du GAVI Fund, est doyenne de l’université du Cap en Afrique du Sud et membre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, Elle fait également partie de l’Africa Progress Panel présidé par Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations unies.
Avec son époux, Nelson Mandela, et Desmond Tutu, elle a réuni les Elders, groupe de dirigeants qui apporteront leur sagesse et leur leadership indépendant à la recherche d’une solution aux problèmes les plus épineux du monde entier.
Wangari Maathai
La présidente du Conseil mondial, Mary Lynn Myers, a remis cette distinction à Vertistine Beaman Mbaya, qui l’a reçue au nom du Professeur Wangari Maathai le 13 juin 2007 au cours de la Conférence régionale africaine à Lusaka en Zambie.
Wangari Maathai est la première Africaine à recevoir le Prix Nobel de la Paix qui lui est décerné en 2004 pour sa contribution au développement durable, à la démocratie et à la paix. Elle a été également la première femme de l’Afrique centrale et de l’Est à obtenir un doctorat.
En 1976, Professeur Maathai introduit le concept du reboisement auprès des citoyens ordinaires. Cette initiative devient The Green Belt Movement (Mouvement de la Ceinture verte) et s’attache essentiellement à aider des groupes de femmes à planter des arbres afin de conserver l’environnement et d’améliorer la qualité de la vie. Ce Mouvement fait campagne également en faveur de l’éducation et de la nutrition ainsi que d’autres questions féminines. Il a aidé les femmes à planter plus de 30 millions d’arbres et a pris de l’expansion pour devenir le Panafrican Green Belt Network.
En 1998, Professeur Maathai a rejoint la coalition du Jubilé 2000 et assuré la vice-présidence de la campagne Afrique, jouant un rôle principal dans la recherche de l’annulation des dettes des pays pauvres d’Afrique.
En 2002, Mme Maathai a été élue au parlement kenyan et est devenue par la suite ministre-adjoint à l’Environnement. Elle est présidente de séance du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine. En 2006, la France lui a décerné sa plus haute distinction, celle de la Légion d’honneur.
Stephen Lewis
La directrice générale de l’AMGE, Mary Mc Phail, a remis cette distinction à Stephen Lewis le 7 juillet 2007, au cours de la Conférence régionale de l’Hémisphère occidental à Toronto au Canada.
En sa qualité de directeur exécutif adjoint de l’UNICEF et également, poste plus récent, d’envoyé spécial pour le VIH/sida en Afrique, Stephen Lewis a été un avocat passionné des droits et des besoins des enfants. Il a également été un interprète puissant des femmes, mettant l’accent sur les liens entre la crise du sida en Afrique et le genre.
Sur la scène mondiale, il a contribué à rehausser la sensibilisation, à influencer des gouvernements et des décisions de politique générale, à renouveler des engagements, et à apporter des changements mondiaux sur le problème du VIH/sida. Au niveau individuel, Stephen a, par sa fondation, changé la vie quotidienne de personnes vivant avec le VIH/sida.
Sadako Ogata
En septembre 2005, Sadako Ogata a reçu le prix de la citoyenneté mondiale lors d’une cérémonie organisée par les Éclaireuses du Japon.
Sadako Ogata a affirmé ; « C’est un honneur pour moi de recevoir le prix de la citoyenneté mondiale. C’est également un privilège d’avoir travaillé avec les guides/éclaireuses pendant tant d’années. Je souhaite sincèrement que le mouvement se développe davantage et que les guides/éclaireuses apprennent à devenir des citoyennes, pleines de ressources, afin de faire du monde un lieu meilleur, plus amical et plus pacifique. »
L’expertise de Sadako Ogata (professeur de sciences politiques dans une université de Tokyo) dans le domaine de la diplomatie internationale l’a conduite à la mission japonaise auprès des Nations unies, tout d’abord en tant que ministre, puis d’envoyé extraordinaire. Son engagement de longue date à l’égard des questions humanitaires et des idéaux des Nations unies a été mis à l’épreuve lorsqu’elle est devenue présidente du Conseil exécutif du Fonds des enfants de l’ONU et, à une date ultérieure, la représentante du Japon au sein de la Commission des Droits de l’homme (HCDH).
Nommée Haut Commissaire aux réfugiés en 1999, elle a occupé ce poste pendant une des périodes les plus troubles des 50 dernières années, avec notamment le génocide au Rwanda, la décomposition de l’ancienne Yougoslavie et la guerre du Golfe au cours de laquelle 400 000 Kurdes ont été bloqués au nord de l’Irak. Même si les Kurdes n’étaient pas strictement classés comme des réfugiés, et ne relevaient pas par conséquent de son mandat, Sadako prit la décision de leur apporter une assistance humanitaire. Elle est la seule femme à avoir occupé le poste de Haut Commissaire aux réfugiés.
Mme Ogata est aujourd’hui présidente de l’Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA) qui aide les pays en développement à soutenir leur propre croissance socio-économique durable.
Princess Basma bint Talal of Jordan
En juin 2005, la princess Basma bint Talal de Jordanie a reçu le prix de la citoyenneté mondiale de l’AMGE pour son action remarquable dans les domaines du développement humain, de l’égalité des genres et de la promotion de la santé et des droits de l’enfant. Elle a accepté ce prix à la 32e Conférence mondiale de l’AMGE en Jordanie. Elle joué un rôle important dans l’amélioration de l’attitude de la Jordanie à l’égard des droits de la femme et de l’enfant et a lancé des plans destinés à accorder aux femmes un droit de parole plus important sur la manière dont leur pays est gouverné. Son amour pour les enfants s’est manifesté par la création de nombreux projets destinés à aider les jeunes défavorisés.
Présidente de l’Association jordanienne de Scouts et de Guides, la princesse a été elle-même jeannette et guide.
Princesse Basma préside la Commission nationale pour les femmes de Jordanie. Sous sa direction et par le biais d’un processus de création d’un consensus, la stratégie nationale pour les femmes a été instituée et appliquée par le gouvernement - la première dans le monde arabe. Son Altesse Royale a également aidé la Commission à apporter des amendements à plusieurs lois et à la législation concernant les femmes, et à rehausser le profil des femmes au sein d’organes de décision nationaux et locaux. En 1995, pour la première fois en Jordanie, dix femmes ont remporté des sièges aux élections de conseils municipaux et l’une d’entre elles est devenue la première femme maire du pays.
En 1977, La princesse a établi le Fonds hashémite de Jordanie pour le développement humain (JOHUD), l’une des premières ONG de Jordanie à s’intéresser aux questions du développement au niveau ntional.
Princesse Basma est la soeur du roi Hussein I, aujourd’hui décédé, et la tante du roi actuel, Abdoullah II de Jordanie. La princesse détient un doctorat de l’Université d’Oxford au Royaume Uni. Tout en se spécialisant dans les langues, la princesse a également étudié le développement social, économique et politique de la Jordanie et son travail actuel se poursuit dans ces domaines.
Nafis Sadik
En juin 2002, Dr Nafis Sadik a reçu le prix de la citoyenneté mondiale.
Dr Sadik a été très honorée de recevoir ce Prix de la citoyenneté mondiale et a fait les éloges de l’AMGE pour les services qu’elle assure aux jeunes femmes.
Nafis Sadik a été directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) de 1987 à 2000, devenant ainsi la première femme à diriger l’un des plus grands programmes au financement volontaire.
Originaire du Pakistan, Nafis Sadik est, toutefois, une véritable citoyenne du monde. Elle a consacré toute une vie aux problèmes du contrôle mondial de la population et de la santé des femmes. Attirant systématiquement l’attention sur l’importance de s’attaquer aux besoins des femmes et de faire participer directement les femmes à l’élaboration et à la réalisation de la politique de développement, la contribution de Dr Sadik à l’amélioration de la santé des femmes et des enfants de la communauté mondiale lui a valu de nombreux prix et honneurs internationaux.
Nafis Sadik est actuellement conseillère spéciale auprès du Secrétaire Général de l’ONU, avec des responsabilités complémentaires ent tant qu’envoyée spéciale pour le VIH/sida en Asie. Elle est mariée et mère de cinq enfants.Catherine Bertini
Au cours de sa dernière semaine en tant que directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, Catherine Bertini a pris le temps d’accueillir des représentantes de l’AMGE dans son bureau à Rome.
Le prix de la citoyenneté mondiale lui fut décerné en reconnaissance des dix années qu’elle avait consacrées au PAM et à l’affranchissement des femmes.
Recevant le prix, elle a affirmé : "Le Scoutisme féminin a eu une grosse influence sur moi en tant que jeune femme. Mes cheftaines m’ont encouragée à définir des buts et à travailler à leur réalisation."
De 1992 à 2001, Catherine Bertini a été directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), la plus grande agence alimentaire internationale au monde. In 2001, le PAM a fourni une aide alimentaire à 77 millions de personnes dans 82 pays, par l’intermédiaire de 8000 employés.
Mme Bertini est peut-être mieux connue pour avoir mis en lumière le rôle pivotal des femmes dans la distribution des aliments, avoir eu recours à l’aide alimentaire pour affranchir les femmes et les filles et avoir veillé à ce que les femmes soient pleinement représentées à tous les niveaux au travers des programmes du PAM.
En janvier 2003, Catherine a été nommée secrétaire générale adjointe à la gestion de l’ONU. Elle vit à New York avec son mari.
Desmond Tutu
L’archevêque Desmond Tutu reçut son prix à la Conférence régionale africaine au Cap en 2001. "Nous sommes faits pour être bons" a-t-il commenté, "alors, mettons le cap sur les étoiles".
A cette conférence, l’archevêque Desmond Tutu lança également le dossier de l’AMGE ’découverte de la spiritualité’.
Homme d’une immense autorité morale, l’archevêque Desmond Tutu a été l’un des principaux personnages de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.
Après ses études au King’s College à Londres, Desmond Tutu fut le premier doyen anglican noir de Johannesbourg en 1975. Sous sa direction robuste, l’église d’Afrique du Sud se plongea dans le combat politique. Tutu rappela constamment au gouvernement de l’époque que son approche raciste défiait la volonté de Dieu et que pour cette raison elle était vouée à l’échec.
Tutu s’est efforcé de se maintenir à l’écart de la politique partisane et s’est toujours référé à la Bible, affirmant que Dieu avait décrété que tous les Africaines étaient égaux. En 1985 il reçut le Prix Nobel de la Paix pour ses efforts pacifiques contre l’apartheid.
Corazón Aquino

Dans la même région, deux années plus tard, ce prix fut remis à une autre grande bénévole, Mme Corazón Aquino, ancienne présidente de la république des Philippines.
Corazón Cojuangco Aquino, bien connue sous le nom de Cory Aquino, a été présidente des Philippines de 1986 à 1992. Elle fut l’épouse du populaire sénateur de l’opposition Benigno Aquino Jr., et quand il fut assassiné à l’aéroport de Manille à son retour d’exil en 1983, l’opposition à la dictature du président Ferdinand Marcos se rassembla autour de Cory Aquino.
Cory Aquino se présenta contre Ferdinand Marcos à l’élection présidentielle de février 1986. Marcos et Aquino revendiquèrenttous deux la victoire et tinrent des inaugurations rivales le 21 février 1985, mais confronté à des démonstrations populaires massives et au refus d’intervenir de l’armée, Marcos prit la fuite.
Malgré son énorme popularité personnelle et celle de la nouvelle constitution démocratique, Cory Aquino continua de faire face à des tentatives répétées de coup d’Etat ainsi qu’à une insurrection communiste. Présidente de la république des Philippines de 1986 à 1992, Corazon Aquino a fait face à l’adversité avec courage et de manière directe.
Ian Kiernan
A l’autre bout du monde, le lauréat suivant du prix de la citoyenneté mondiale était l’Australien Ian Kiernan, fondateur et président de la campagne Clean up the World.
Il s’est ainsi exprimé en acceptant son prix : "La jeunesse actuelle s’intéresse davantage aux questions de l’environnement, particulièrement les guides qui ont activement participé à la campagne Clean up the World dans des douzaines de pays. C’est pour moi un grand honneur que de recevoir d’une organisation si respectée le Prix AMGE de la citoyenneté mondiale".
Mo Mowlam
Dr Marjorie ’Mo’ Mowlam reçut le troisième Prix de la citoyenneté mondiale en reconnaissance de sa contribution à l’établissement de la paix en Irlande du Nord en sa qualité de ministre britannique de l’Irlande du Nord.
Mo Mowlam devait recevoir son prix lors de sa participation à la Conférence mondiale de 1999 en Irlande en qualité de principale intervenante. Malheureusement, à la dernière minute mais fort à propos, des pourparlers de la paix l’empêchèrent de s’y rendre. Dr Mowlam fit part de son plaisir de recevoir un prix aussi prestigieux.
La montée de Mo Mowlam dans les rangs du Parti travailliste britannique fut rapide après son élection en tant que députée de Redcar en 1987. Dès 1989 elle était le porte-parole de l’opposition sur les Affaires de la City et des Sociétés. Elle fut élue au Shadow Cabinet en 1992, avec la responsabilité des questions féminines avant d’être nommée Secrétaire au Patrimoine du même Cabinet l’année suivante. Elle devint ministre de l’Irlande du Nord du Shadow Cabinet en 1994 et, après la victoire du Parti travailliste aux élections législatives de mai 1997, elle fut nommée ministre de l’Irlande du Nord.
Le style animé et agréablement direct de Dr Mowlam, députée populaire et avec son franc-parler, lui a valu beaucoup d’attention durant son temps au gouvernement.
Elle démisionna en 2000 et consacre aujourd’hui son temps aux affaires courantes, à des conférences et à des campagnes visant à mettre un terme à la pauvreté.
Mary Robinson
Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise, et à l’époque récemment nommée au poste de Haut Commissaire des droits de l’homme aux Nations Unies, a été la première femme à recevoir le Prix de la citoyenneté mondiale.
Le prix a été remis à Mary Robinson lors du lancement de l’initiative "Edifier une une citoyenneté mondiale". En remerciant l’AMGE de ce prix, Mary Robinson a parlé de sa volonté d’améliorer les circonstances des filles et des jeunes femmes dans le monde. Elle a fait les éloges de l’action de l’AMGE.
Mary Robinson a commencé sa carrière en qualité de juriste à Dublin et a accédé à la présidence de l’Irlande en 1990, enregistrant à une époque un taux de popularité de plus de 90%. Au cours de sa présidence de sept ans, elle a particulièrement insisté sur les besoins des pays en développement, liant l’histoire de la Grande famine Irlandaise aux questions actuelles de la nutrition, de la pauvreté et des politiques pratiquées, établissant ainsi une passerelle entre les pays développés et les pays en développement.
Elle devint par la suite le second Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et de 1997 à 2002 donna à ce rôle un profil mondial, intégrant les préoccupations des droits de l’homme à toutes les activités des Nations Unies.
Depuis la fin de son mandat de Haut Commissaire, elle s’est consacrée au développement d’un nouveau projet - the Ethical Globalisation Initiative. Ce projet réunit les principaux dépositaires d’enjeux au sein de nouvelles alliances afin d’intégrer les concepts des droits de l’homme, de la sensibilité au genre et d’une obligation de rendre compte accrue aux efforts portant sur les défis mondiaux et les limites de la gouvernance.
Nelson Mandela
En 1996, le premier prix de la citoyenneté mondiale a été décerné à Nelson Mandela pour son courage extraordinaire et son engagement dans le mouvement de l’anti-apartheid en Afrique du Sud.
Nelson Mandela devint membre du Congrès national africain (ANC) en 1944 et prit part à la résistance contre les politiques d’apartheid du Parti National au pouvoir après 1948. Après l’interdiction de l’ANC in 1960, Nelson Mandela plaida pour la création d’une aile militaire au sein de l’ANC. En juin 1964, il fut condamné à la prison à vie pour avoir comploté en faveur du renversement du gouvernement par la violence.
Au cours de ses années d’emprisonnement, la réputation de Nelson Mandela grandit progressivement. Beaucoup voyait en lui le dirigeant noir le plus important de l’Afrique du Sud et il devint un puissant symbole de la résistance alors que le mouvement anti-apartheid se renforçait. Il refusa systématiquement de compromettre sa position politique pour obtenir sa liberté.
Nelson Mandela fut libéré le 18 février 1990. Il se consacra alors totalement à l’oeuvre de sa vie, s’efforçant d’atteindre les buts que lui et les autres avaient établis près de quatre décennies auparavant. En 1991, Mandela fut élu à la présidence de l’ANC. Son inauguration en tant que premier Président de l’Afrique du Sud élu démocratiquement eut lieu le 10 mai 1994.
Nelson Mandela accepta le Prix Nobel de la Paix en 1993 comme une accolade à toux ceux qui avaient oeuvré pour la paix et s’étaient élevés contre le racisme. Il se retira de la vie publique en 1999. Il réside actuellement dans sa ville natale de Qunu dans le Transkei.

