Première journée de service communautaire

Les quatre déléguées menant des projets de service communautaire à Cancún sont parties très tôt le matin de notre base, pour se rendre à Playa del Carmen, une communauté située approximativement à une heure et vingt minutes de l’auberge de jeunesse internationale.

La première chose que nous avons faite a été d’assister à une brève conférence de presse où nous avons rencontré Felix Finkbeiner, un garçon de 13 ans venu d’Allemagne.

COP 16- Community ActionFelix Finkbeiner est le créateur du projet Plantons pour la planète qui a vu le jour il y a 4 ans. Tandis qu’il était à l’école, il devait rendre un travail sur le changement climatique. Suite à ses recherches et à la vue des images du changement climatique et de ses effets, il a décidé de présenter à sa classe une proposition pour planter un milliard d’arbres dans le monde, un million dans chaque pays. Une organisation était née, dans laquelle des enfants du monde entier plantent des arbres, symboles de l’équilibre du climat. Actuellement, Felix se lance dans une campagne intitulée « Arrêtons de parler, Commençons à planter” qui consiste à porter le sujet devant les décideurs, pour qu’ils arrêtent de parler et qu’ils commencent à agir.

Puis nous nous sommes rendues à l’Hôtel de ville, où nous avons été présentées au Maire et au personnel de la ville, devant lesquels nous avons exposé l’initiative Plantons pour la planète. Nous avons eu l’opportunité de parler de l’AMGE et de la façon dont nous travaillons sur le thème de l’environnement, ainsi que de ce que nous faisons dans le cadre de la COP16.

Une fois la présentation terminée, nous avons participé à une interview à la radio et en tant que représentantes de l’AMGE, nous avons eu l’opportunité de nous exprimer sur le guidisme et scoutisme féminin à l’échelle mondiale. Nous avons également expliqué comment nous nous mobilisons pour lutter contre le changement climatique et comment nous menons des projets et des programmes sur les questions environnementales.

Comme il était 4 heures de l’après-midi, nous sommes parties à destination d’un parc où nous avons été reçues par deux groupes de scouts locaux. Nous avons pu faire partager nos projets et en même temps les encourager à mettre en place leurs propres activités en faveur de l’environnement et à rejoindre la campagne « Plantons pour la planète ». A l’issue, deux arbres furent plantés.

Il est important de noter que même si n’avons pas planté une grande quantité d’arbres, nous avons beaucoup appris de Felix. Il a répété à de nombreuses reprises dans des interviews que nous ne faisions pas assez pour diminuer les effets du changement climatique. Il a ajouté que c’est la raison pour laquelle il lance le défi à tous les jeunes du monde entier, d’assumer la responsabilité de l’avenir de l’humanité, qui est au bord de l’extinction.

Victoria Vega, Costa Rica

Signature du Protocole d’accord avec le PNUE

Satinder Bindra, Directeur de la Division de la Communication et de l’Information du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a signé le protocole d’accord avec l’AMGE à la COP16. Mr Bindra a été très impressionné par la mobilisation des jeunes déléguées de l’AMGE et leurs succès de lobbying concernant l’éducation relative au changement climatique..

C’est un grand moment pour l’AMGE car il a fallu de nombreuses années pour parvenir à développer cet accord de partenariat lié aux projets et aux campagnes telles que ‘Scellons l’accord’, ‘Peindre pour la planète’ et TUNZA. Notre équipe auprès des Nations unies à Nairobi a contribué à la mise en place de ce partenariat et mérite d’être chaleureusement félicitée.

Le groupe de travail des filles et des jeunes femmes

COP 16- Girls and young women working groupOutre l’action de lobbying qui a été menée sur l’Article 6 concernant l’éducation au changement climatique, une autre partie de la délégation de l’AMGE s’est concentrée sur la mise en place d’un groupe de travail de filles et de jeunes femmes au sein de la structure jeunesse. Ce groupe a œuvré pour que la voix des filles et des jeunes femmes soit entendue à la COP et prise en compte dans les négociations, car celles-ci représentent l’un des groupes les plus vulnérables et susceptibles d’être impacté négativement par les conséquences du changement climatique.

Les changements climatiques affectent les filles et les jeunes femmes de différentes manières. Plus de 70 pour cent des personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont des femmes et le changement climatique qui menace la sécurité alimentaire va causer plus de victimes de la faim parmi les filles et les jeunes femmes. Plus les impacts du changement climatique s’accentuent plus les distances que les filles et les jeunes femmes doivent parcourir pour aller chercher de l’eau et du bois de chauffage augmentent. Quand des catastrophes naturelles d’origine climatique frappent des populations, les femmes et les enfants courent un plus grand risque que les hommes, car moins mobiles et moins informés en matière de prévention des risques de catastrophes naturelles et des techniques de survie. Par exemple, parmi les victimes d’un cyclone au Bangladesh, plus de 90 pour cent des victimes étaient des femmes et des enfants.

Au cours des deux dernières semaines, notre groupe a mis les bouchées doubles en organisant presque au quotidien des réunions avec notre groupe de travail sur les politiques qui inclut des jeunes des deux sexes issus d’autres organisations de jeunesse qui consacrent leurs efforts à promouvoir la voix des filles et des jeunes femmes sur la question des changements climatiques. Chaque matin, nous avons participé au caucus de femmes et de genre, un forum qui permet à tous ceux qui se mobilisent pour plaider la cause des femmes face aux changements climatiques d’exprimer leurs opinions. Nous avons aussi examiné le texte et cherché à déterminer les aspects où nous pouvons mieux mettre à profit nos efforts de lobbying et nous avons aussi rencontré un certain nombre de femmes émérites et inspiratrices qui nous ont donné des conseils visant à optimiser l’impact et l’influence des jeunes dans le cadre du processus de négociation.

C’était une journée importante aujourd’hui pour notre groupe de travail qui a mené sa première véritable action de plaidoyer ! Quatre d’entre nous se sont rendues à Moon Palace (lieu où se déroulent les négociations principales) et ont discuté avec certains négociateurs à leur sortie des débats sur la justice climatique et l’inclusion des filles et des jeunes femmes dans la section de la convention consacrée aux ‘visions communes’. Nous voulions en savoir plus sur l’avancement des négociations qui ont eu lieu et s’il avait été aussi fait mention de la question du genre et de la jeunesse dans le cadre des décisions prises au cours des négociations. On nous a prêté une oreille attentive et les négociateurs ont répondu à nos questions et témoigné de l’intérêt à l’égard de nos préoccupations et la mission de l’AMGE. Bien que nous ne sachions pas encore si nos demandes ont bien été prises en compte dans le document final qui, à l’heure où nous parlons, est toujours en cours de finalisation, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour garantir que la voix de nos 10 millions de membres soit entendue ici à la COP.

Browyn Hughes, Australia